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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 13:06

Selon une étude publiée dans la revue Surgery en février 20131, le gant G-VIR® réduit de 99 % le risque de transmission des virus VIH en cas de piqûre accidentelle.

Le 20 février 2013
Les virus du SIDA et de l’hépatite C exposent les personnels de santé au risque de transmission virale (lire l’encadré Accidents d’exposition au sang : les risques de contamination des personnels de santé) à la suite de :
-  blessures accidentelles durant les soins (aiguilles, scalpels, bistouris, fragments d’os, etc.) ;
- projections de liquides biologiques contenant du sang.
Grâce à une technologie brevetée développée par Hutchinson Santé, un acteur innovant dans le domaine de la lutte contre les risques infectieux et le confort du personnel de santé, le gant G-VIR® permet de réduire le risque de contamination en cas d’accident exposant au sang (AES), comme le montre l’étude publiée dans le numéro de février de la revue Surgery.

 

G-VIR® est un gant de protection active, conçu et développé afin de renforcer la protection des ersonnels soignants contre les risques de contamination virale. G-VIR® est constitué de 3 couches, dont une, intermédiaire, qui incorpore un liquide désinfectant dispersé sous la forme de microgouttelettes  :
en cas de perforation accidentelle, le liquide désinfectant est expulsé à l’intérieur et sur l’extérieur de l’objet perforant pour inactiver les virus.
L’étude présentée dans Surgery  est la première à tester l’efficacité de G-VIR® dans la réduction de la transmission du virus du SIDA - les études menées jusqu’à présent avaient évalué la performance de G-VIR® sur nombre de virus modèles tels BVDV, FIV, HSV12 mais jamais sur VIH.

 

Méthodologie
L’étude a évalué le passage du virus VIH-1 vivant transféré par une aiguille creuse chargée de sang contaminé, en comparant G-VIR® à un gant chirurgical standard en double gantage.
Les piqûres ont été réalisées à travers les deux types de gants grâce à un appareil automatisé à commande pneumatique. Le nombre de virus infectieux survivant après passage à travers les gants a été déterminé en observant leurs effets cytopathogènes sur une culture cellulaire de lymphocytes T humains C8166, puis comparés entre eux.

Alors qu’après passage à travers un double gant de chirurgie standard quelques centaines à plus d’un millier de virus infectieux viables ont été dénombrés, seulement quelques unités (de 5 à 11) ont été comptabilisées après passage à travers G-VIR®, soit une réduction moyenne de 99 %. Ces résultats soulignent le bénéfice de ce gant innovant dans la protection des professionnels de santé contre les contaminations virales accidentelles. G-VIR®, une technologie innovante au service de la protection des soignants G-VIR® est un concept de gant de chirurgie « bio-actif », destiné à renforcer la protection du personnel soignant contre les risques de contamination par des virus enveloppés (SIDA, hépatite C…).
Le gant G-VIR® est constitué :
- d’une couche externe, au contact des patients ou des produits et des instruments à manipuler ;
- d’une couche intermédiaire, pouvant contenir jusqu’à 8 ml de liquide désinfectant (mélange d’ammoniums quaternaires et de chlorhexidine), dispersé sous forme de microgouttelettes ;
-  d’une couche interne, enduite d’un revêtement inerte destiné à faciliter l’enfilage du gant par l’utilisateur.
CPHUTCHINSON-19022013_VF1.jpg
Le mécanisme d’action du gant G-VIR® permet de maximiser la quantité de liquide désinfectant disponible au point de rupture du gant. Il est inspiré par une observation de la vie quotidienne : Lorsque l’on pèle une orange, les pores contenus dans la peau émettent un liquide sous pression qui peut être projeté à plusieurs mètres. La projection est due à la conversion de l’énergie élastique de déformation en pression exercée sur le fluide. Les propriétés de chaque couche du gant ont été ajustées (caractéristiques viscoélastiques, taux de remplissage, taille de microgouttelettes…) afin de reproduire au mieux l’effet observé sur la structure de la peau d’orange : grâce à ces propriétés, sous la pression liée à la perforation, le gant expulse le liquide désinfectant à l’intérieur et à l’extérieur de l’instrument. Ce mécanisme innovant et unique a donné lieu à une publication scientifique dans la revue Nature Materials en mai 20043.
Par ailleurs, une évaluation en conditions cliniques conduite en 2006, auprès de plus de 600 professionnels de santé appartenant à plus de 85 hôpitaux, a testé les performances du gant dans les conditions cliniques réelles, à travers l’administration d’une grille questionnaire. Les résultats de cette étude ont montré que G-VIR®, dont l’épaisseur est comparable à celle d’un double gantage, satisfait aux exigences de dextérité, de confort et de résistance de la pratique chirurgicale.

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Accidents d’exposition au sang en France : les risques de contamination des personnels de santé
Le risque de contamination virale auquel sont exposés les personnels soignants est loin d’être négligeable.
Ainsi, en 2009, le réseau RAISIN (Réseau d’Alerte, d’Investigation et de Surveillance des Infections Nosocomiales), recensait 16 472 accidents d'exposition au sang (AES) dans les 728 établissements de santé français membres du réseau. Ce chiffre correspond à environ 50 expositions de professionnels de santé par jour en France, pour ces seuls établissements de soins.
Mais c’est sans compter les accidents recensés dans les autres établissements français, et sans compter les AES non déclarés.
Les études épidémiologiques évaluent le risque de contamination après un AES4 percutané à :
- 0,3 % pour le VIH (sida)
-  0,5 à 1 % pour le VHC (hépatite C)
-  6 à 30 % pour le VHB (hépatite B)
Le risque de transmission virale par piqûre est potentialisé par la largeur de l’aiguille et la profondeur de la piqûre. La procédure expérimentale de l’étude publiée dans Surgery reproduit ce risque.

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Références bibliographiques :
1. Charles E.Edmiston Jr : Evaluation of an antimicrobial surgical glove to inactivate live human immunodeficiency following simulated glove puncture, Surgery 2013 ; 153 :225-33
2.  Bovine Virus Diarrhoea Virus, virus du syndrome d'immunodéficience acquise du chat, virus de l’herpes simplex de type 1
3.  P.Sonntag et al., Biocide squirting from an elastomeric film, 2004, 3, N°5, 311-315
4.  Sources :
Accidents d’exposition au VIH. Bases scientifiques et recommandations pour la prise en charge, 1999, Paris, Bash ;
The real incidence of percutaneous injuries in the operating room-a prospective study, Swiss Surgery, 1999. 5: p.27-32.
Management of occupational exposures to blood-borne viruses, NEJM, 1995. Vol 332, n°7: p.444-451.
HIV transmission during invasive radiologic procedures: estimate based on computer modeling, AJR, 1996. Vol 166: p.263-267.
Risques de contamination accidentelle par le virus de l’immuno-déficience humaine : mise au point et conduite à tenir, Progrès en Urologie, 1999. Vol 9 : p. 330-341.
The surgeon and HIV seropositive and AIDS patients, Acta chir belg, 1994. Vol 94:p. 189-190;
A case control study of HIV seroconversions in Health Care workers after percutaneous exposures to HIV infected blood, Infect Contr Hosp Epidemiol, 1995: p.536.
Risk for occupational transmission of human immunodeficiency virus type 1 associated with clinical exposures, Annals of internal medicine, 1990. Vol 113: p.740-746.
Risk of HIV infection in health care workers, Cuur prob surg 1992: p. 235. http://www.u44.fr/nos/INFECT.pdf

 

Pour tout renseignement complémentaires http://hutchinson-healthcare.com/

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Clovis Simard 13/06/2013 13:32

L'UNIVERS A LA FORME D'UN VIRUS ?fermaton.over-blog.com

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