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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 09:24

D'après une communication de la Société Française d'Endoscopie Digestive

 

Les difficultés économiques de nos établissements aujourd'hui, sans les ignorer, sont un argument trop facilement opposé pour différer le renouvellement des endoscopes digestifs.

De notre côté, les arguments paraissent indiscutables sur le terrain : sécurité du geste, qualité de l'acte, temps d'attente entre deux examens par manque d'endoscopes, non-remplacement des appareils en réparation, obsolescence de la technologie, …
Même s'il n'y a que peu d'arguments scientifiques pour soutenir une telle demande, on pourra toutefois interpeler la direction sur le risque d'utiliser un endoscope ancien ou sans maintenance adaptée.
Dans l'enquête que nous avons menée auprès des endoscopistes, le secteur privé privilégie une maintenance totale dans 52 % des cas (37 % dans le secteur public) et renouvèle les endoscopes au bout de 3 à 4 ans dans 81 % des cas (50 % dans le public).
Dans cette discussion, l'ingénieur biomédical (IBM) de l'établissement est un acteur important. Il a besoin de notre expertise médicale pour mieux analyser ses outils d'évaluation, qu'il collecte grâce à une GMAO (gestion de la maintenance assistée par ordinateur), notamment par des indices du CNEH (Centre National d'Expertise Hospitalière). Ces indices listent notamment par endoscope : les risques humain, technique et financier mais aussi la durée d'amortissement et les indices du coût de la maintenance.
Pour les IBM, il y a quatre raisons pour renouveler les endoscopes : la durée d'exploitation est dépassée, le risque financier de renouvellement est atteint, la maintenance n'est plus assurée par le fournisseur, le compteur est dépassé (nombre d'examens, nombre d'heures, …).
En conclusion, le coût d'exploitation d'un endoscope ne doit pas excéder deux fois son prix d'achat.

De leur côté, les fabricants ont des politiques de transparence mais aussi d'organisation bien différentes les uns des autres pour communiquer de façon claire, régulière et exhaustive sur cette maintenance auprès des services d'endoscopie.
Les deux paramètres principaux des pannes sont l'usure (action chimique, vieillissement normal, …) et les dommages « non-contestables » (canaux perforés, gaines écrasées, …), qui se répartissent à peu près pour moitié chacun.
Certains fabricants communiquent régulièrement avec leurs clients (au moins une fois par an) à travers un bilan opérationnel de service analysant en particulier avec eux leurs taux de pannes (usure versus dommages), conduisant parfois à des audits sur site en cas de taux de dommages plus importants mais aussi en proposant des diminutions de coût de maintenance en cas de dommages moins importants.
Pour chacun des fabricants, un gastroscope ou un coloscope a une durée de vie moyenne de 2 000 examens ou de 5 ans (les contrats de maintenance totale sont habituellement de 3 à 4 ans et peuvent aller jusqu'à 6 ans).

Ainsi, la direction, munie de ces éléments, complétés des chiffres d'activité, du « benchmarking » des blocs et des arguments médico-technologiques des endoscopistes, devrait être en mesure de faire des choix éclairés, non arbitraires, afin de maintenir un parc d'endoscopes de qualité, en phase avec les évolutions technologiques et les enjeux de santé publique à l'heure du P4Q, comme le taux de détection des adénomes par coloscopie.

Enfin, les fabricants devront pouvoir mettre dès que possible à la disposition des services d'endoscopie et des IBM un accès sécurisé à un compte client, à l'image du suivi personnalisé des comptes bancaires.


   La présentation de Rémi SYSTCHENKO, Responsable de la Commission Plateaux Techniques, Hygiène et Sécurité, dans le cadre de la Journée de Réflexion sur l'Endoscopie Digestive en France du 28 janvier à Paris (PDF, 494 Ko) est sur le lien suivant : http://www.sfed.org/News-Pro/Renouvellement-des-endoscopes-quand-et-comment-le-faire.html

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